La Drepanocytose Fait des Ravages en Afrique Subsaharienne

La drépanocytose (ou anémie falciforme) est la première maladie génétique au monde et touche plus de 50 millions de personnes dont 38 millions en Afrique subsaharienne. C’est une maladie inguérissable, transmise à l’enfant (SS) par les parents tous deux porteurs de l’hémoglobine AS.

La drépanocytose est une problématique importante de santé publique dans le monde. Elle est la 4eme priorité de santé de l’OMS, l’UNESCO Et l’ONU derrière le cancer, le VIH et le paludisme.

Au Cameroun, les statistiques sont alarmantes. La prévalence du trait (forme mineur) est estimée à 26% et celle des syndromes drépanocytaires (forme majeurs) à 3,14% de la population avec une espérance de vie de 25 ans, à la fleur de l’âge.

De plus la drépanocytose fait quelque 4000 morts chaque année au Cameroun et 50% des enfants atteints meurent avant l’âge de 5 ans à cause d’un diagnostic tardif posé que lorsque survient une complication grave.

Par ailleurs le syndrome drépanocytaire a un impact clinique qui peut être grave, en exposant les drépanocytaires à des crises vaso-occlusives (douleur osseuses intenses) à une anémie et une sensibilité accrue aux infections. L’évolution peut aller jusqu’au décès surtout en absence de dépistage et prise en charge à la naissance.

serrize drepanocytose 2

En raison d’un manque d’information de la population sur la maladie, on note une ignorance de la maladie favorisant également un impact social important avec des problèmes d’adaptation et d’insertion social dans la vie quotidienne des malades et de leurs proches. En effet la stigmatisation le rejet, les moqueries, les divorces, les souffrances physiques et psychologiques sont le quotidien des malades et leur famille souvent livrés à eux même.

L’Etat camerounais propose une prise en charge médicale spécialisée dans quelques Unités de Soins Spécialisés comme l’Hôpital Central de Yaoundé, le Centre Hospitalier d’Essos (CNPS) à Yaoundé, l’Hôpital Laquintinie de Douala. Cependant malgré les efforts du gouvernement, les données épidémiologiques restent négatives.

Cet article a été publié par Dr Wankap Mogo Rodrigue, médecin-chef de la Clinique de l’Esperance et toutes informations soumises ici son a titre informatif et non des prescriptions.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *